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Haute-Loire le département, elle nous raconte…

Posté le : 7 février 2018 à 11 h 53 min   /   par   /   comments (0)

En 2008, 62 % des cadres supérieurs avaient visité un musée, contre 14 % des ouvriers non qualifiés. Pierre Bourdieu, sociologue du 20 ème siècle avait mentionné la notion de déterminisme social accordant une place importante à l’héritage. Nos actions seraient ainsi en grande partie influencées par l’héritage que nous transmet notre entourage familial. Les lieux de culture serait donc laissé libre aux « habitués » or, aujourd’hui, il est dans les cordes des politiques françaises de lutter contre ce déterminisme en rétablissant de l’égalité, en améliorer la capacité des institutions culturelles à accueillir un public à sociologie diversifiée.

DÉMOCRATISATION DE LA CULTURE

Depuis les années 1959 et 1969, André Malraux et Jack Lang, tous deux ministres des gouvernements ont insisté sur la question de “faire accéder le plus grand nombre de Français aux œuvres”. La question de la démocratisation de la culture c’est très largement déployé à cette époque constituant les axes majeurs de la politique culturelle française.

Cette démocratisation a créé de réels effets tels que l’élargissement des accès du public au monde de l’art une augmentation du nombre et diversité du public. L’éducation artistique en milieu scolaire, l’abaissement des coûts d’entrées et des biens culturels en offrant les tarifs voire la gratuité ont été quelques-unes des politiques culturelles françaises en vue de la démocratisation de la culture.

Mais, au vu des statistiques récentes, un demi-siècle plus tard, cette politique ne réussit plus.

 
On retrouve des inégalités sociales en matière de pratiques culturelles et malgré le développement considérable des équipements, des événements et de l’offre culturels en France, l’écart est encore grand.
Les sociologues précisent qu’il y a aujourd’hui plus de Français à n’avoir lu aucun livre dans le cadre de leur temps libre au cours des douze derniers mois qu’il n’y en avait en 1997, et ceux qui n’ont pas délaissé le monde du livre ont réduit leur rythme de lecture d’environ cinq livres par an.
On voit donc que cette démocratisation culturelle  n’est plus efficace. Il est donc pertinent d’aller chercher à développer et à promouvoir la culture auprès des publics autrement.

VERS UNE DÉMOCRATISATION DE LA CULTURE

Bien souvent, les acteurs de manifestations culturelles pensent avant tout au produit, donc à l’événement en soit ou son contenu avant même de réfléchir à la cible visée. Il est donc judicieux aujourd’hui de passer d’une orientation dite de “produit”  à une orientation de marché où il est nécessaire de se focaliser sur les besoins et les attentes du public. Il faut donc avoir un souci permanent de placer le public au centre de sa stratégie, de ses objectifs , de ses décisions et de ses actions .

L’objectif principal étant de satisfaire le public en proposant une offre sur mesure, agir plus efficacement pour la démocratisation de l’accès aux lieux de culture et l’élargissement du public culturel. La question de la mise en œuvre du marketing, au sein d’un territoire, peut par conséquent être légitimement posée, surtout dans le contexte particulier d’un territoire confronté à des enjeux économiques.

 

Jean Caune – professeur chercheur à l’université Stendhal de Grenoble propose de repenser les principes fondateurs de l’expérience culturelle. L’auteur met au centre de ses réflexions, non la culture mais l’individu et sa relation à autrui. 

 

Selon lui, il faudrait repenser la notion de médiation. Au travers de ce terme de “médiation” on entend la mise en relation entre l’objet de la culture et le public. Ce sont donc des éléments ou personnes “passeur de culture”.

Aujourd’hui, on ne se contente plus seulement de lire un livre, on veut reconnaître et rencontrer physiquement son auteur ( on dépasse donc la médiation culturelle traditionnelle), participer à des échanges, à des conférences …etc Il est donc important de proposer une l’expérience esthétique, vécue et engageant un sentiment d’appartenance à un groupe. Il faut accepter de changer d’état d’esprit et apprendre à penser “public”.

 

Marie Sagnard, étudiant en Master 2 Marketing Innovation & Territoires, occupe un poste de chargée de mission dans le pôle culture patrimoine animation et vie associative en alternance au conseil Départemental d’Haute-Loire

Elle raconte….

Étant chargée de mission dans le pôle culture patrimoine animation et vie associative, mon objectif est de développer l’offre culturelle auprès d’un certain public afin de valoriser le territoire.

Depuis près de 30 ans, nous assistons à l’échec grandissant des politiques dites de démocratisation culturelle :
les publics empêchés demeurent largement exclus des équipements culturels
les projets artistiques et/ou pédagogiques s’adressent trop souvent à des publics de niche

Cependant,les élus de la Haute-Loire ont décidé de redéfinir la politique culturelle en repositionnant les différents public au cœur de leurs actions. Il est donc intéressant de mettre en lumière la nécessite de proposer au public altiligérien de vrais actions qui leurs sont ciblées leur permettant d’une part d’avoir un réel accès à toute sorte de culture mais aussi de le rendre attrayant.

 

L’objectif de cette orientation public est de leur offrir des animations culturelles en adéquation avec leurs demandes au travers d’une réelle expérience touristique culturelle en incluant le digital et de nouvelles pratiques de médiation.

 

By Marie Sagnard

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