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Billet d’humeur : Le tourisme d’aujourd’hui et de demain

Posté le : 21 novembre 2022 à 16 h 00 min   /   par   /   comments (0)

Viens, on s’en va ! 

Coucher de soleil à villeneuve lès maguelone

 

Vive les vacances, les voyages et les découvertes ! Les derniers mois ont mis à mal le moral des personae. La mise sous cloche de la planète pour cause de virus incontrôlable nous a donné la bougeotte une fois le couvercle levé. Zou, chacun attrape son smartphone et réserve dans l’instant un séjour bien mérité. Mais non, mais non, que nenni, stop ! Notre chère Terre souffre de sa générosité. Elle nous a tant donné et nous lui avons tout pris, trop et trop vite…

 

Les enjeux du tourisme de demain vont devoir composer avec les ressources naturelles disponibles, les désirs de vacances, les territoires et leurs habitants, ainsi que les changements climatiques. C’est l’optimisation du dosage de ces ingrédients dont la liste est loin d’être exhaustive, qui permettra de savourer un savant cocktail nommé le tourisme responsable. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) définit le tourisme durable comme « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ». C’est par l’innovation que les destinations touristiques trouverons les solutions responsables afin de garantir leur attractivité. La filière tourisme se réinvente.

Les tendances du tourisme :

Plusieurs tendances se profilent ou s’affirment, voici les principales :

  • Le slow tourisme :

Ici, on prend son temps. Le temps de la lenteur, on apprécie en privilégiant la qualité des expériences. Cette tendance favorise la curiosité et la décourverte des producteurs locaux et de sites de faibles fréquentations.

 

  • Le tourisme de proximité :

Il s’agit là de découvrir sa région sous un œil nouveau. Les locaux vont se déplacer en prenant en considération le temps de transport autour de leur domicile. Cette mesure appelée isochrone sera d’1 heure pour du tourisme à la journée, jusqu’à 2 voire 3 heures et pourra engendrer une nuitée ou deux.

 

  • Les transports

5% du total des émissions de gaz à effet de serre de la planète sont causés par la mobilité du tourisme (Lenzen et al., 2018). 

L’écomobilité et les mobilités douces sont à l’honneur. Les déplacements à vélo, trottinette, à pied ou en char à voile ont le vent en poupe. Les agglomérations et métropoles proposent le déplacement multimodal avec un chainage plus ou moins heureux. La conscience collective tend également à privilégier les transports en commun.

 

  • Le numérique :

Le déploiement des nouvelles technologies permet de vivre de nouvelles expériences touristiques. Des solutions immersives à la création de méta-lieux (V. Philippe, 2022), une nouvelle dimension est née. Restons connectés. Le développement d’applications permet aux griffés du smartphone de gérer les vacances à l’avance ou à l’instinct sur l’instant (idées de lieux, infos culturelles, réservations).

 

  • Le tourisme autour d’évènements :

Qu’ils soient culturels ou sportifs, les grands évènements sont vecteurs de flux touristiques. Montpellier candidate pour être capitale de la culture en 2028 vise un rayonnement impactant pour l’ensemble des territoires limitrophes. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 vont générer 60 000 emplois dans le tourisme (CCI, 2021).

 

  • Le MICE « Meetings, Incentives, Conferences (ou Convention), Events » et le tourisme d’affaires :

Il s’agit ici de parvenir à attirer par des infrastructures adaptées, tout regroupement professionnel, congrès ou salons. Le défi est d’adapter une offre spécifique à ces visiteurs afin qu’ils profitent des atouts touristiques des territoires. Un excellent moyen de joindre l’utile à l’agréable.

 

Nous l’avons compris, toutes les tendances intègrent la préservation environnementale par tout moyen. De nombreux défis restent à lever comme lisser les fréquentations touristiques tout au long de l’année ; construire des partenariats avec les acteurs locaux afin d’éviter l’effet envahisseurs que peuvent susciter les visiteurs ; trouver des alternatives au succès des littoraux pour ne citer que ces exemples.

 

Alors, on y va ?

Couché de soleil à Villeneuve lès Maguelonoe


Un article rédigé par Marie ALVAREZ

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