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Des vendanges particulières…

Posté le : 23 septembre 2021 à 17 h 25 min   /   par   /   comments (0)

Une année difficile pour les viticulteurs

Les 6, 7 et 8 avril dernier, la quasi totalité du vignoble français a été frappé par un épisode de gel d’une ampleur historique. Les viticulteurs, à grand renfort de bougies, chaufferettes, feux de paille voire même d’hélicoptères, ont tout fait pour préserver les bourgeons naissants mais cela n’a pas suffit. D’après les dernières estimations du Ministère de l’Agriculture, la production française devrait chuter de 29% en 2021, pour s’établir à 33,3 millions d’hectolitres, contre 46,9 millions d’hectolitres en 2020. Pour contrer le manque à gagner des producteurs, Jean Castex a annoncé le déblocage d’une enveloppe d’un milliard d’euros pour aider les différentes filières agricoles touchées.

L’été 2021 n’a pas été plus clément avec les viticulteurs, qui, en raison d’une pluviométrie particulièrement importante, ont dû faire face à un développement accru d’oïdium et de mildiou dans leurs parcelles.

Vers un accroissement des phénomènes climatiques extrêmes

Naturellement, les chercheurs ont cherché à savoir quelle était la part de responsabilité du changement climatique dans l’avènement de cet épisode de gel, qualifié par le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie de “plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle”. C’est un groupe de scientifiques issus de l’Institut Pierre-Simon Laplace (issus du CNRS et CEA), de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas, de l’Université d’Oxford, de l’Institut Max Planck de bio géochimie d’Iéna et de Météo France, qui se sont penchés sur cette question.

Leur constat ? Le changement climatique a augmenté d’environ 60 % les chances de survenue d’une vague de froid en période de bourgeonnement. Les scientifiques expliquent que le réchauffement global des températures a provoqué un décalage dans le cycle végétal, le réveil de la végétation se faisant de plus en plus tôt. Parallèlement, bien que les vagues de froid soient devenues moins courantes et moins intenses qu’au XXe siècle, elles surviennent toujours, mais à un moment du cycle végétal où cela devient plus problématique.

C’est bien ce qui s’est passé cette année, où le mois de mars a été marqué par des températures particulièrement hautes, accélérant le cycle de vie de la plante, et le mois d’avril par une vague de froid, qui a gelé les bourgeons qui s’étaient développés précocement. Face à ce constat, il revient au gouvernement et aux assurances de faire évoluer les mécanismes de compensation pour pallier au risque d’épisodes de gel récurrents…

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