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Comment déguster le vin ?

Posté le : 31 janvier 2026 à 20 h 40 min   /   par   /   comments (0)
Temps de lecture : 2 minutes

Déguster un vin, ce n’est pas simplement « boire un coup ». C’est un moment de pleine conscience où l’on fait appel à tous ses sens pour décoder ce que la bouteille a à nous raconter.

Que vous soyez un amateur curieux ou que vous souhaitiez simplement ne plus dire « il est bon » sans savoir pourquoi, voici les étapes clés pour déguster comme un pro

Étape 1 – L’œil : La phase visuelle

Avant même de porter le verre à vos lèvres, observez-le. Inclinez votre verre au-dessus d’une surface blanche (une nappe ou une feuille de papier).

  • La robe (couleur du vin): Est-elle rubis, grenat, or pâle ou ambrée ? La couleur vous donne des indices sur l’âge du vin. Un rouge qui tire vers le orange est souvent évolué, tandis qu’un blanc qui fonce prend de la bouteille.
  • La limpidité : Le vin est-il trouble ?
  • La brillance : Est-ce que la lumière se reflète ?
  • Les larmes : Ces gouttes qui redescendent sur les parois du verre renseignent sur la teneur en alcool et en sucre. Plus elles sont grasses, plus le vin a de la « matière ».
  • L’intensité visuelle ?

Étape 2 – Le nez : La phase olfactive

C’est ici que la magie opère. La dégustation se fait en deux temps :

  • Le premier nez : Sentez le vin sans remuer le verre. Ce sont les arômes les plus volatils qui s’expriment en premier.
  • Le deuxième nez : Faites tourner délicatement le vin dans le verre pour l’aérer. L’oxygène libère les molécules aromatiques.

Astuce : Essayez de classer ce que vous sentez par familles. Est-ce fruité (fraise, citron), floral (rose, acacia), épicé (poivre, vanille) ou plutôt minéral (pierre à fusil, craie) ?

Étape 3 – La bouche : La phase gustative

Enfin ! Prenez une petite gorgée et faites-la voyager partout dans votre bouche. N’oubliez pas de « grumer » le vin : aspirez un peu d’air en gardant le vin en bouche pour décupler les sensations.

On analyse alors trois points :

  1. L’attaque : La première impression (vive, souple, discrète).
  2. L’équilibre : Le jeu entre l’acidité, l’alcool, le sucre et les tanins (cette sensation de sécheresse pour les rouges).
  3. La finale : C’est la persistance des arômes après avoir avalé (ou craché). On mesure cela en « caudalies » (1 seconde = 1 caudalie). Un grand vin reste longtemps en bouche !

La conclusion : Le verdict

C’est le moment de synthétiser vos impressions. Le vin est-il équilibré ? Vous a-t-il surpris ?

L’important n’est pas d’utiliser des mots compliqués, mais de mettre des mots sur vos sensations. Le vin est avant tout une question de plaisir et de partage.

Quelques règles d’or pour réussir votre dégustation :

  • La température : Un rouge trop chaud paraît alcooleux ; un blanc trop froid perd ses arômes.
  • Le verre : Privilégiez un verre à pied transparent, de forme “tulipe” (resserré en haut) pour concentrer les odeurs.
  • L’environnement : Évitez les parfums forts ou les odeurs de cuisine qui viendraient parasiter votre nez.

Rédactrice : Marion Devic

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